Dimanche 24 avril 2005

il y a youjours une bouteille posée à côté de mon lit, juste à la pointe de mon oreillié, et quand je dors à l'angle droit de mes lêvres. Quand je vais bien que je suis gonflée d'une fièvre majestueuse, elle me sourit jusqu'au bouchon, son bouchon rond et noir. Quand tout passe un peu moins bien, elle me sert de boué, même si elle n'affiche pas le pavillion orange et blanc, elle se tient prête.

je la devisse lentement, comme si ce temps que je gagnais allais me permettre de me résonner, mais cela n'arrive jamais.

le liquide cogne au fond de la bouteille, et me fait penser au bruit des vagues qui claquent leurs langues contre les parois des falaises. j'en prends toujours deux gorgées, pas trois ni une, juste deux, au cas ou la première ce sentirais seul.

je ne sais pas si c'est raisonnable, à ces moments là ça n'a plus beaucoup d'intéret, mais je crois qu'à force j'ai appris à en avoir besoin, sans trop me poser de question.

bref, le liquide se colle au parois de ma bouche, s'étalle sur mon palais et chauffe d'abord ma gorge puis mon ventre, je le sens, c'est bien à l'intérieur je ne sais pas où, mais tassé quelque part.

je me sens bien, je dis ça par pur reflèxe, peut-être pour me donner une raison ... je ne sais pas. mais au moins cette mascarade me permet de sentir mon corps tout entièrement, j'aime comprendre qu'il est tout aussi retourné que moi, qu'il suit mes pas.

mes mouvements se détachent mes pensées, ils sont faux, comme si l'air s'était allourdi tout d'un coup, et que je peinais à déplacer mes membres, je tremble un peu, ça va passer et puis c'est rassurant j'en connais la source. les livres qui trébuchent entre mes doigts et personne qui ne se rend compte de rien.

       

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Vendredi 22 avril 2005

 

 

Il est minuit passé je déambule un peu comme dans un cauchemard, quand j'aurais quitté les yeux de mon écran, qe je l'aurais éteint, j'appuerais sur tous les interrupteurs pour que les lumières meurent comme des chandelles. je monterais l'escalier, j'aurais une fois de plus l'impression que quelqu'un m'observe par la portre imposante et vitrée couleur bouteille. Puis je devrais traversée la chambre de ma soeur déjà plongée dans le noir : elle dort paisiblement ne pense à rien qu'il soit de l'ordre du soucis, peut-être même qu'elle pense à Maxime et qu'un sourir se dessine sur son visage. Puis je me glisserais dans ma chambre, un foutoire immonde, une odeur d'oignon, aucun son, juste mes pas sur le planché. Je devrais enlever tous les livres qui traîne sur mon lit et me coucher ... j'éspère que je n'aurais pas mal à la tête.

Mais le cauchemard ce n'est pas dans un temps futur mais là juste avant, quand je me suis rendu compte que ce que j'éspéré depusi l'âge de 5 ans et tombé à l'eau : vous connaissez l'histoire de la petite fille qui ne rêve que de partir, elle concocte des plans infernales, quand elle boude lors d'une balade elle court dans l'autre sens, elle vont qu'on la cherche qu'on la trouve mais pas trop. Elle voyait un peu son père comme un héro : fils d'un camionneur et d'une femme de ménage il a pas toujours vécu des moments faciles, il ne raconte presque pas, mais elle peut voir que dans ce qu'il dit il y a quelque chose de triste, peut-être qu'il cache quelque chose, elle n'en sais rien .. c'est juste qu'elle le sent. Il est partit de chez lui son bac sur l'assiette et à vécu pleins de galères ... Ce peu de renseignement lancé entre deux chats perchés elle les garde comme un trésor ils grandissent en elle, elle fera la même chose elle en est sûr. Elle a grandit, est voilà qu'on lui balance à la gueule que la vie n'est plus aussi facile, qu'elle aurait du se mettre à gagner de l'argent plus tôt ... mais quand elle était petite personne ne lui a dit tout ça et elle a grandit avec ces rèves comme accompli. Celui qui, malgré lui, elle s'en rend compte ce soir, lui a fois grandir plein de projet à la tête, le premier qui aurait du la soutenir, l'enfonce et la traîne dans le responsabilité, dans le rangement, dans ses pleurs ...^

peut-être que c'est mon histoire ...

En quoi toutes ces modalités vont-elle pourrir mes rêves ? voilà ce que depuis toute petite je voulais faire plus tard : avoir une pièce à moi, me gérer ... seule

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Vendredi 22 avril 2005

 

 

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Vendredi 22 avril 2005

ect ...

peut-être que c'est la cause de mes retournements, de mes nuits où je dors sans dormir... peut-être que oui

mercredi 27 avril rendez-vous à 13h15 salle 147 .. ca n'a rien d'un rendez-vous galant, mais d'une rendez-vous oignion

"attention madame posez vous sur cette chaise on va essayer de voir ce que vous êtes, si vous valez quelque chose pour nous ou si on peut tout de suite vous jeter par dessus bord (vous aurez la réponse se soir les yeux rivés sur votre ordinateur, vous allez vouloir qu personne ne soit dans la même pièce que vous vous allez vous baricader pcq vous savez bien que vous allez souffrir .. allez au moins un peu, ne faite pas semblant). On va vous découvrir, vous éplucher on va essayer de ne rien griffer, ne rien écorcher mais à vrai dire on ne peut rien garantir ... il y a des personnes si faible ..."

nada

est ce que finalement ca compte tout ca ?

je n'en ai plus aucune idée

 

 

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Lundi 18 avril 2005

découverte

un coin échappé dans les nuages dabeilles de berlin et leur ruches et leur flores : le quartier juif

des galeries, des squattes d'artistes, des cours intérieurs ac des gens sympathiques, des pavés, des toboggans qui sortent des murs et qui passent du premier étages au rez de chaussé, des violonistes francais, des gars égarées qu'une fleur à largué sur le sol poussièreux, des étudiants en design en vélo, des vieux hommes qui reconnaissent d'une oreille la flûte enchanté et qui ont une femme journaliste à strasbourg, les drôles de moeurs des berlinois de nuit comme des sardines en baskets et en jean, des filles suédoises folles en jupons blanc, des personnes frustrées sexuellement qui se rendent en boîte pour créer un boys band au même tee-shirts, des affiches décollé, des numéros inversées, des tickets oublié, des rockeuses délavées par le u-bahn et les journées à mendiers ...

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